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Le temps des Nazis.
400
000 Alsaciens sont durant la “drôle de guerre”
évacués vers le sud-ouest. L’arrivée
de cette population, parlant mal, ou même pas du tout le français,
provoque tout d’abord une certaine incompréhension.
Mais
rapidement des liens d’amitié, encore vivaces aujourd’hui,
se tissent entre les deux communautés.
En
1940 l’Alsace est annexée à l’Allemagne
et subit une nazification très dure :
expulsion
des francophiles,
incorporation des “malgrés nous”,
création du camp de concentration du Struthof.
En
1944 « la poche de Colmar » et l’offensive des
Ardennes provoquent, par un froid glacial, une nouvelle évacuation
de Strasbourg.
> Le temps de l’Europe.
Comme
le restant du pays, l’Alsace se relève de ses ruines.
Sa situation au centre de l’Europe et aux frontières
de l’Allemagne et de la Suisse suscite une importante prospérité
économique.
En
politique le parti autonomiste est complètement déconsidéré
par sa collaboration avec les nazis.
L’Alsace
vote catholique et bourgeois (MRP) puis gaulliste.
Depuis,
comme pour le reste de la France, l’équilibre entre
la droite et la gauche permet la cohabitation de municipalités
et de conseils généraux de tendances politiques opposées.
Le
9 mai 1949 se tient à Strasbourg la première réunion
du Conseil de l’Europe. Les deux départements, du Haut-Rhin
et du Bas-Rhin, nouent des liens privilégiés avec
le Bade Wurtemberg et la région de Bâle.
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