La ville de Strasbourg

Strasbourg, capitale de l’Europe et de l’Alsace, possède un patrimoine historique et architectural qui en fait la ville la plus riche d’Alsace.

Son centre ville fait partie du patrimoine mondial de L’UNESCO.

De plus, les musées de la ville sont particulièrement riches et intéressants.

Strasbourg est bien évidemment incontournable non seulement pour ses monuments, mais aussi pour saisir les différents visages de l’Alsace et des Alsaciens.

Vue de la cathédrale de Strasbourg

 

Informations pratiques à Strasbourg

Strasbourg avec son agglomération : 430 000 habitants.
Plusieurs parkings en ville (http://www.parcus.com), mais il vaut mieux suivre les Relais-Tram (Panneaux P+R) qui permettent de se garer et d’obtenir un billet aller/retour par passager pour 3,50€.

Office du tourisme Strasbourg : 17, place de la Cathédrale, 67000 Strasbourg.
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Où manger à Strasbourg

Brasserie A la Ville de Bâle à Strasbourg

Dans un espace accueillant, la Brasserie Restaurant "A la Ville de Bâle" vous propose une cuisine locale où la richesse des spécialités régionales, les vins du terroir confirment le bien vivre de l'Alsace. A deux pas de la cathédrale et des Musées, c'est le point de départ du Strasbourg historique et dès les beaux jours vous y retrouverez le bien-être d'une terrasse abritée.
Pour en savoir plus sur la brasserie A la Ville de Bâle

A la ville de Bâle

 

A visiter et à voir à Strasbourg

Débutez votre visite Place du Corbeau.

> La place du Corbeau et la cour du Corbeau : cette place présente peu d’intérêt si ce n’est d’être un très bon point de départ pour la visite de la ville.

Le restaurant « Au Canon » est une ancienne brasserie dans laquelle a été fondée la fameuse marque de bière Kronenbourg, par Jérôme Hatt.

Le pont du Corbeau était le lieu d’exécution des personnes coupables d’infanticide ou de parricide.

Le condamné était enfermé dans une cage et plongé dans l’Ill.

Restaurant Au Canon à Strasbourg


La cour du Corbeau, abritée par une lourde porte en bois (entrée au n°1 du quai des Bateliers), est accessible de la place. Une superbe maison à colombages, peut être la plus belle de Strasbourg, est une ancienne auberge en activité du XVIème au XIXème siècle qui a vu défiler les grands noms de l’époque (le Duc de Bavière, le Maréchal de Turenne, le roi de Pologne, l’Empereur d’Allemagne…) Laissée àl'abandon et inoccupée pendant des années, la maison a retrouvé sa fonction initiale, puisqu'elle est redevenue un hôtel haut de gamme.

La cour du Corbeau


Ressortez de la cour et prenez par la droite pour remonter le quai des Bateliers :

> Quai des bateliers :
tout le long du quai, de très belles maisons du XVIème au XVIIIème siècle à colombages, certaines à encorbellement et d’autres à oriel.

Maison le long du quai des bateliers à Strasbourg


Palais des Rohan : de l’autre côté de l’Ill, très belle vue sur le Palais des Rohan.

Le palais des Rohan à Strasbourg

Eglise Saint Guillaume : le bâtiment d’origine date du début du XIVème siècle, mais de nombreuses modifications ont été apportées par la suite, tel que le clocher de 1667.

Le clocher, asymétrique, est surmonté d’une ancre, rappelant que l’église était principalement fréquentée par les bateliers.

Si vous avez la chance de pouvoir accéder à l’intérieur, vous pourrez y admirer de très beaux vitraux, un jubé et les superbes tombeaux des frères de Werd.

L'église Saint Guillaume de Strasbourg


> Pont Saint Guillaume et la rue Saint Etienne : passez sur le pont Saint Guillaume, d’où vous avez une très belle vue sur l’église Saint-Paul, construite vers 1890 par les Allemands pour la garnison. Deux belles flèches de 76 mètres, symétriques, en grès rose entourent le porche. Elle était considérée comme la Cathédrale protestante de la ville.

L'église Saint Paul de Strasbourg


Traversez le pont et remontez la rue Saint Etienne jusqu’à la place du même nom.

> Place Saint Etienne : très jolie place plantée d’arbres et entourée de plusieurs maisons à colombages telle que celle au n°12, qui repose sur des arcs qui donnaient accès aux commerces.

Maison de la place Saint Etienne à Strasbourg
Maison de la place Saint Etienne de Strasbourg


Le n°5, une seconde belle maison à colombages sculptés et au n°17, le Foyer de l’Etudiant Catholique (FEC) est un très beau bâtiment renaissance, de la fin du XVIème siècle à oriels.

Maison à colombages place Saint Etienne à Strasbourg
Le FEC de Strasbourg


Empruntez la rue des Frères puis une ruelle sur la gauche pour rejoindre la place du Marché Gayot.

> Place du Marché Gayot : il s’agit de l’une des places les plus animées, entourée de nombreux bars et restaurants, très fréquentés des étudiants.

La place du Marché Gayot à Strasbourg


Ressortez par la rue des Ecrivains et dirigez-vous vers l’Ill jusqu’à la maison de Cagliostro, au coin de la rue de la Râpe. Cette belle maison du XVIIIème siècle a été habitée par le fameux Comte de Cagliostro, mêlé à l’affaire du collier de la Reine.

La maison de Cagliostro à Strasbourg
La porte de la maison de Cagliostro à Strasbourg


Remontez la rue de la Râpe jusqu’au Palais des Rohan.

> Palais des Rohan : ce magnifique bâtiment du XVIIIème siècle a été construit par l’évêque Armand Gaston de Rohan-Soubise pour remplacer le précédent palais épiscopal. Il est bâti dans le style classique, devenu à la mode après la conquête française.

Le portail du palais des Rohan de Strasbourg


Vous pénétrez dans la cour d’honneur en passant par un portail monumental en arc de triomphe surmonté de statues représentant la Clémence et la Religion. La cour d’honneur donne à gauche et à droite sur les bâtiments administratifs et utilitaires du palais. Le corps principal est à deux étages, le rez-de-chaussée était réservé à l’évêque, l’étage à son personnel.

La façade du palais des Rohan de Strasbourg


Le palais abrite aujourd’hui trois musées :
- Le palais en lui-même qui permet de visiter les appartements et les salles d’apparat.
- Le musée des Arts Décoratifs qui présente une collection de céramiques, d’orfèvreries et de mobiliers.
- Le musée des Beaux Arts qui présente une série de peintures du XIVème au XVIIIème siècle.

> Musée de l’Oeuvre Notre Dame : situé à côté du palais des Rohan, ce musée est abrité dans un très bel ensemble de maisons. Celle de gauche, à pignon en simples gradins, est la plus ancienne (XIVème), celle de droite, à pignon à volutes, date quant à elle du XVIème siècle. A l’arrière, deux autres maisons du XIVème et XVIIème siècle complètent l’ensemble. Le musée présente un ensemble d’œuvres du Moyen-Âge et de la Renaissance. On peut y admirer des vitraux (dont celui dit du Christ de Wissembourg, le plus ancien de France), de nombreuses sculptures provenant de la cathédrale, des tapisseries, des pièces d’orfèvreries, de nombreux tableaux et retables et un beau jardin contenant des plantes médicinales utilisées à l’époque.… Un musée incontournable.

Le musée de l'oeuvre Notre Dame de Strasbourg
Le jardin du musée de l'oeuvre Notre Dame de Strasbourg


> Place de la Cathédrale : plusieurs belles maisons entourent la Cathédrale. Noter au n°10, l’ancienne Pharmacie du Cerf, de style renaissance, qui était la plus ancienne pharmacie de France. Elle a malheureusement fermé ses portes depuis quelques années, et abrite aujourd'hui une billetterie pour les évènements culturels. Belles arcades sculptées de branchages et de reptiles. Au coin, une colonne de grès servait à mesurer l’embonpoint des notables de la ville qui devaient passer entre celle-ci et la maison !

Ancienne pharmacie de Strasbourg
Ancienne pharmacie de Strasbourg


Au n° 16, l’une des maisons les plus célèbres de Strasbourg, la maison Kammerzell, construite en 1571 par un fromager, dans ce style renaissance très particulier. Le rez-de-chaussée est en pierre et les étages supérieurs en bois sculpté avec des fenêtres en cul de bouteille. Les sculptures des poutres représentent des scènes sacrées et profanes. Sur le pignon on voit encore la poulie qui servait à faire monter les réserves au grenier.

La maison Kammerzell de Strasbourg
La maison Kammerzell de Strasbourg


Par ailleurs, la Place de la Cathédrale est réputée pour être particulièrement venteuse. Une légende raconte que lors de la construction de la Cathédrale, par une sombre nuit, le Diable chevauchant le vent fut intrigué par ce bâtiment. Il s’arrêta pour visiter et demanda à son cheval, le vent, de l’attendre… Le Diable, ébloui par sa visite se laissa surprendre par la messe du matin et se retrouva enfermé dans un pilier… Le vent continue à tourner autour de la Cathédrale en l’attendant….

> La Cathédrale : le symbole et le bijou architectural de la ville. Sa construction, à l’emplacement de la précédente, s’étale de la fin du XIIème jusqu’au XVIème siècle. Le bâtiment en grès rose, avec sa flèche culminant à 142 m, a été jusqu’au XIXème siècle le plus haut bâtiment religieux d’Europe. Le style du bâtiment est principalement gothique, bien que certains éléments restent d’inspiration romane.
La façade, immense, donne néanmoins une impression de finesse et d’élégance. En effet, les fines colonnes de la façade projetées en avant camouflent le mur massif de la façade et lui donnent ainsi une impression de légèreté.

Vue de la cathédrale de Strasbourg
La façade de la cathédrale de Strasbourg


Les trois portails, du début du XIVème siècle, sont richement ornés de sculptures.

Le portail Nord est décoré de statues représentant les vertus terrassant les vices, le tympan a pour sujet l’enfance du Christ et les voussures sont décorées d’anges et de personnages.

Le portail Nord de la cathédrale de Strasbourg
Les vertues terrassant les vices à la cathédrale de Strasbourg


Le tympan du portail principal, entouré de statues de prophètes, a pour thème la passion du Christ. Des scènes de l’ancien et du nouveau testament sont représentées sur les voussures.

Le portail central de la cathédrale de Strasbourg


Le portail Sud présente le thème classique des Vierges Sages (elles tiennent une lampe et les tables de la loi ouvertes à côté du mari idéal) et des Vierges Folles (elles tiennent les lampes retournées, serrent fermées les tables de la loi et sont à côté du tentateur qui tient la pomme de la tentation et a dans son dos des reptiles). Le tympan, quant à lui, représente le Jugement Dernier.

Les Vierges Folles de la cathédrale de Strasbourg


Deux autres portails sont sur les côtés de l’édifice au niveau des transepts. Du côté Nord, le portail Saint Laurent, gothique tardif, est orné d’une statue du martyr du Saint, mort sur un grill.

Du côté Sud, le portail le plus ancien, de conception romane est décoré de trois statues. Celle de gauche représente l’Eglise, droite, couronnée et qui tient la croix et le calice. Elle s’oppose à celle de droite qui représente la Synagogue, qui a les yeux bandés (elle refuse de voir la vraie foi), a sa lance brisée et laisse tomber les tables de la loi. Au centre, une statue représente le roi Salomon, surmontant deux petites statues rappelant son fameux jugement. Les deux tympans romans, représentent la dormition et le couronnement de la Vierge.

Le portail côté Sud de la cathédrale de Strasbourg


L’intérieur de la Cathédrale, est typiquement gothique et possède un décor riche et varié.

La nef de la cathédrale de Strasbourg


La nef s’élève sur trois étages et contient une riche collection de vitraux. Dans le collatéral Nord, ils représentent les différents Empereurs du Saint Empire (XIIIème), au Sud on peut admirer des scènes de la vie de la Vierge et du Christ (XIVème). La grande rosace est quant à elle purement ornementale.

Vitraux de la cathédrale de Strasbourg
La rosace dela cathédrale de Strasbourg


Plusieurs éléments sont particulièrement remarquables, et deux d’entre eux sont situés dans le croisillon Sud. Le Pilier des Anges, construit vers 1230, est le pilier central de la salle et porte douze sculptures de toute beauté : la première rangée représente les quatre évangélistes, surmontés d’anges jouant de la trompe. Le groupe supérieur comprend le Christ, assis, entouré d’anges portant les instruments de la Passion.

Le pilier des Anges de la cathédrale de Strasbourg
Le pilier des Anges de la cathédrale de Strasbourg


Dans la même salle, la fameuse horloge astronomique du XVIème siècle, richement décorée. Des personnages animés se mettent en mouvement à différentes heures. Un ange sonne la cloche tandis que le second retourne un sablier et que différents personnages, représentant les âges de la vie (de l’enfant au vieillard) défilent devant la Mort. Au dernier étage ce sont les Apôtres qui passent devant le Christ. L’horloge indique bien plus que l’heure officielle puisqu’elle permet aussi de connaître l’heure solaire (retard de trente minutes), le jour (représenté par les Dieux de la mythologie, un Dieu par jour de la semaine), le mois, l’année, le signe du zodiaque, la phase lunaire et la position de plusieurs planètes. A 12h30 l’ensemble des automates se met en fonction mais l’entrée devient alors payante (prix raisonnable).

L'horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg
Détail de l'horloge astronomique de Strasbourg


Dans cette même salle, remarquez la statue d’un homme, accoudé à une balustrade. La légende raconte qu’il s’agit d’un architecte concurrent de celui ayant construit le pilier des anges, prouesse architecturale de l’époque, qui prétendait que jamais un seul pilier ne pourrait soutenir une si grande voûte, et qu’il attendrait pour voir le tout s’effondrer….

La crypte, uniquement en visite guidée, vous permettra de découvrir la partie la plus ancienne de la Cathédrale, datée du XIème siècle et d’un très beau style roman.

Le chœur, surélevé car situé au dessus de la crypte, est décoré de fresques XIXème, et comprend en son centre un vitrail, moderne, qui représente la Vierge (à qui est dédiée la Cathédrale). Ce vitrail est un don du conseil de l’Europe, on y retrouve les douze étoiles du drapeau….

Le choeur de la cathédrale de Strasbourg
Vue du choeur de la cathédrale de Strasbourg


Dans le croisillon Nord, un très bel ensemble sculpté du début du XVIème siècle représente le Mont des Oliviers.

Mont des oliviers à la cathédrale de Strasbourg


La chaire
, extraordinaire dentelle de pierre est un exemple de Gothique Flamboyant poussé à l’extrême. Une cinquantaine de statues abordent de nombreux thèmes tels que les évangélistes, la crucifixion, Sainte Barbe…. Remarquer sur les escaliers, la petite sculpture d’un chien, qui rappellerait l’habitude d’un prêcheur de venir accompagné de son chien.

La chaire de la cathédrale de Strasbourg


En sortant de la Cathédrale par l’entrée principale, empruntez la rue du Maroquin, sur votre gauche.

> Rue du Maroquin : cette rue très étroite qui comprend plusieurs belles maisons à colombages et oriels des XVI et XVIIème siècles vous mènera Place du Marché aux Cochons de Lait.

Rue du Maroquin à Strasbourg


> Place du Marché aux Cochons de Lait : cette petite place est bordée de belles maisons à colombages des XVIème au XVIIIème siècles. Passez par la droite pour rejoindre La Place des Grandes Boucheries. Sur votre droite, belle maison de 1565 dite Zum Strissel (à l’autruche qui est son enseigne).

Maison de la place du marché aux cochons de lait de Strasbourg
Maison Zum Strissel de Strasbourg


> Place des Grandes Boucheries : comme son nom l’indique, ici se situaient les anciennes boucheries de la ville, aujourd’hui transformées en musée historique. Le bâtiment date de la fin du XVIème siècle, et est situé au bord de l’Ill. Les bouchers occupaient le rez-de-chaussée, les étages étaient quant à eux réservés au stockage de marchandises.

Le musée historique de Strasbourg

> L’Ancienne Douane : située en face du musée historique, ce très long bâtiment bordant l’Ill a été entièrement reconstruit après la Seconde Guerre Mondiale, le bâtiment ayant été rasé par les bombardements. Le bâtiment d’origine datait des XIV et XVème siècles et avait pour fonction celle de dépôt de douane, lieu de vente, entrepôt… De nombreuses marchandises transitant par les voies fluviales étaient échangées ici.

L'ancienne douane de Strasbourg


Longez l’Ancienne Douane pour rejoindre le quai Saint Thomas.

> Quai Saint Thomas : remontez le quai Saint Thomas. Plusieurs belles maisons jalonnent le parcours. Au bout du quai, dirigez-vous vers l’Eglise Saint Thomas, à droite.

Maison sur le quai Saint Thomas
Maisons sur le quai Saint Thomas

> Eglise Saint Thomas : construite en grès rose entre le XIIIème et le XIVème siècle sur une précédente église romane, ce bel édifice gothique est considéré comme la Cathédrale des Protestants. La partie la plus ancienne est le massif occidental, très massif, encore proche du roman.

L'église Saint Thomas de Strasbourg


La nef est de la fin du XIIIème et les collatéraux du XIVème siècle. La nef se présente sous la forme d’une nef-halle, à quatre travées, qui a la particularité d’être plus large que longue.

La nef de l'église Saint Thomas de Strasbourg


La croisée des transepts est surmontée d'une coupole qui culmine à 29 mètres. Dans le chœur, magnifique mausolée dédié au Maréchal de Saxe, fils naturel de l’Electeur de Saxe et roi de Pologne, Auguste II, entré au service de Louis XIV et devenu Maréchal. Il remporte de nombreuses victoires au nom de la France. A sa mort, son inhumation à la basilique royale de Saint Denis est impossible. En effet, il est non seulement étranger et bâtard mais aussi Protestant, religion interdite en France… sauf en Alsace. Il est donc enterré ici. Le monument, grandiose, met en scène le Maréchal, entouré des symboles des pays vaincus (le lion de Hollande, l’aigle Impérial et le Léopard Anglais), la France, éplorée tente de repousser la Mort qui ouvre le tombeau.

Le mausolée du Maréchal de Saxe à Saint Thomas


D’autres très beaux tombeaux et pierres tombales sont disséminés dans l’église tel que le tombeau de l’Evêque Adeloch.

Pierre tombale à l'église Saint Thomas de Strasbourg


En ressortant de l’église revenez sur vos pas et continuez le long des quais jusqu’à la Petite France.

> La Petite France : il s’agit de l’un des plus jolis quartiers de Strasbourg. L’origine du nom vient du fait que ce quartier, propriété de l’Hôpital, était utilisé pour héberger les malades atteints du « mal français »… la syphilis. Aujourd’hui il est le plus visité de la ville. Du pont Saint Martin à la place Zix, plusieurs belles maisons à colombages, dont certaines avec un ponton donnant sur l’eau.

La petite Venise de Strasbourg


La place Zix est la place la plus animée du quartier, plantée d’arbres avec des terrasses. Au coin, la maison la plus célèbre, dite des Tanneurs, très belle avec sa galerie et son encorbellement.

La place Zix à Strasbourg


Continuez par la rue du Bain aux Plantes, bordée de magnifiques maisons. Passez par le pont tournant, permettant le passage des bateaux, par la rue des Moulins.

Maisons rue du bain aux plantes à Strasbourg


Rejoignez les ponts couverts par la rue Finkwiller.

> Ponts couverts : il s’agit d’un ancien complexe de fortification du XIIIème siècle, formé de trois tours massives. A l’époque, les ponts en bois étaient recouverts d’une structure en bois et équipés de herses. Cet ouvrage permettait de contrôler l’accès à la ville par l’Ill, ce point étant situé à l’endroit où la rivière se divise en canaux. Ces tours en briques faisaient partie des 90 qui assuraient la défense de la ville. Un peu plus loin, une quatrième tour (dite du Bourreau), non située sur les ponts, présente la même architecture. Ces différentes tours ont, par la suite, servi de prison ou de zone de quarantaine pour les malades…

Les ponts couverts de Strasbourg


En face des ponts couverts, le barrage Vauban.

> Le barrage Vauban : accédez à la terrasse panoramique pour bénéficier d’une vue superbe sur la ville. Ce barrage de la fin du XVIIème siècle, est construit comme son nom l’indique sur les plans de Vauban, pour renforcer le système défensif de la ville. Les ouvertures du barrage pouvaient être hermétiquement fermées pour provoquer l’inondation de l’arrière pays et bloquer ainsi l’avancée de troupes ennemies. Par ailleurs, des herses pouvaient bloquer le passage de bateaux.

Le barrage Vauban à Strasbourg


Redescendez de la terrasse et traversez les ponts couverts en direction de la Tour du Bourreau pour rejoindre le Quai de Turckheim. Empruntez sur votre droite la Grand Rue et arrêtez-vous à l’église Saint Pierre le Vieux.

> Eglise Saint Pierre le Vieux : il s’agit d’un bon exemple des effets de la Réforme.

L’église, au moment de la Réforme, a en effet été donnée aux Protestants. Mais Louis XIV, après l’annexion de l’Alsace fit diviser l’église, le chœur étant attribué aux catholiques et la nef aux protestants.

La partie catholique est du XIXème siècle, néogothique.

En effet, le nombre de paroissiens catholiques augmentant, le chœur qui lui avait été attribué a été détruit pour permettre la construction du bâtiment actuel.

L'église Saint Pierre le Vieux de Strasbourg


La partie protestante est, quant à elle, bien plus ancienne, et serait issue de la première église chrétienne de la ville, bien que la construction actuelle date du XIVème siècle.

L'église Saint Pierre le Vieux de Strasbourg
L'église Saint Pierre le Vieux de Strasbourg


A l’intérieur de l’église protestante, rarement ouverte, beau jubé de 1500, à sept travées. Belles peintures murales et panneaux peints. Du côté catholique, beaux panneaux peints du XVème siècle. Les deux églises sont fermées pour travaux actuellement. Remontez à présent la Grand’Rue.

> Grand’Rue : il s’agit de l’une des rues les plus commerçantes de la ville. Plusieurs belles maisons jalonnent le parcours. Aux n°4 et 6, maisons à encorbellement avec colombages, aux n°89, 101 et 120, maisons du XVIème siècle, à oriel.

Maisons de la Grand'Rue à Strasbourg
Maison de la Grand'Rue de Strasbourg


Au bout de la Grand’Rue, prenez à gauche jusqu’à la place Kléber.

> Place Kléber : la grande place de la ville, dédiée au Général Kléber.

Il participe aux guerres Révolutionnaires et à la Campagne d’Egypte de Napoléon, pendant laquelle il est assassiné.

La place est bordée de maisons de toutes les époques pour la moitié de la place.

Tout un côté est, quant à lui, occupé par l’Aubette, construit en 1770 pour abriter une partie du commandement militaire de la ville et des troupes.

Les officiers venaient y chercher leurs consignes à l’aube, d’où son nom d’Aubette.

Le bâtiment est partiellement détruit en 1870 par les bombardements allemands, il est reconstruit et son décor modifié.

Le général Kleber

La place Kleber de Strasbourg


Dirigez-vous vers la place de l’Homme de Fer, l’un des arrêts du tram les plus importants.

> Place de l’Homme de Fer : son nom lui vient d’une boutique d’un armurier. On voit encore au niveau du premier étage l’armure qui donne à la place son nom. Belle structure en verre et acier pour le tram de la ville.

L'Homme de Fer de Strasbourg
Le tram de Strasbourg


Passez par la droite pour remonter la rue de la Haute Montée.

> Rue de la Haute Montée et rue de la Mésange : ces deux rues, comprenant de nombreuses boutiques de luxe, sont bordées de beaux immeubles des XIX et XXème siècles.

Au début de la rue, l’arrière de l’Aubette, richement sculpté.

La façade de l'aubette

Rue de la Mésange à Strasbourg


Prendre sur votre gauche, la rue de l’Eglise pour rejoindre l’église Saint Pierre le Jeune.

> Saint Pierre le Jeune : notre église coup de cœur, très intéressante, belle et peu visitée des touristes. A voir absolument (ouverte uniquement d'avril à octobre).

Une partie de l’édifice est romane, mais l’essentiel, gothique date du début du XIVème siècle.

L’église passe au culte Protestant lors de la réforme en 1524.

A l’extérieur, l’un des porches met en scène une statuaire représentant l’allégorie des Vierges Sages et des Vierges Folles, du même type que celle de la Cathédrale.

L'église Saint Pierre le Jeune de Strasbourg


L’intérieur comprend une nef à cinq travées, deux collatéraux au nord, mais qu’un seul au sud. Trois chapelles ont été adjointes ultérieurement. Plusieurs très belles fresques ornent les murs représentant entre autres la marche des nations.

Fresque de Saint Pierre le Jeune à Strasbourg


L’église a aussi la particularité de posséder un très beau jubé du tout début du XVIème siècle, surmonté d’un orgue Silbermann de 1780.

L'église Saint Pierre le Jeune


Le chœur contient des boiseries du XVIIIème, de style rocaille. L’église comprend, par ailleurs un joli cloître, dont une partie est romane, vestige de la première église du site. Le reste du cloître est quant à lui gothique.

Le cloître de Saint Pierre le Jeune à Strasbourg


Ressortez de l’église et empruntez la rue de la Nuée Bleue, en tournant à droite vers la place de Broglie.

> Place de Broglie : le visage actuel de la place lui vient du maréchal de Broglie, commandant de la province. Pendant le mois de décembre, une partie du Marché de Noël se fait ici. Plusieurs belles maisons et bâtiments officiels (opéra, hôtel du préfet…) bordent la place.

Maison de la place Broglie
Maison de la place Broglie


Quittez la place par la rue du Dôme pour retourner vers la Cathédrale.

> Rue du Dôme : cette rue est bordée de beaux hôtels particuliers des XVIII et XIXème siècles.

Immeuble de la rue du Dôme à Strasbourg
Immeuble de la rue du Dôme à Strasbourg


Prendre à droite dans la rue des Hallebardes.

> Rue des Hallebardes : l’une des rues les plus animées de la ville, son nom lui vient des hallebardes qui sont accrochées au niveau du premier étage. De nombreuses très belles maisons jalonnent la rue, dont plusieurs à très beaux oriels.

Rue des hallebardes à Strasbourg
Rue des hallebardes à Strasbourg


Arrivés au bout de la rue, prenez à gauche et remontez la rue du Vieux Marché aux Poissons.

> Rue du Vieux Marché aux Poissons : quelques belles maisons jalonnent la rue. La plus remarquable est celle faisant le coin avec la rue Mercière (qui mène à la Cathédrale), richement sculptée. A côté, autre très belle maison à oriel.

Maison de la rue Mercière à Strasbourg


Retraversez le pont du Corbeau et tournez à droite pour rejoindre le Musée Alsacien.

> Le Musée Alsacien : situé dans trois très belles maisons des XVII et XVIIIème siècles, ce musée est consacré au mode de vie des Alsaciens principalement l’habitat rural. Très belle présentation de la collection.

Le musée Alsacien de Strasbourg
L'enseigne du musée Alsacien de Strasbourg


Un peu plus loin sur le quai, très belle maison à oriel et colombages sculptés.

Maison du quai Saint Nicolas de Strasbourg
Maison du quai Saint Nicolas de Strasbourg

 

 

Histoire de Strasbourg

Bien que le site ait été occupé de façon permanente par les Celtes, la fondation d’Argentoratum est attribuée aux Romains qui construisent, en 12 avant Jésus Christ, un camp fortifié. Celui-ci fait partie de la ligne de défense établie pour défendre l’Empire des attaques des Germains. Autour de ce camp s’établit alors une agglomération qui subit plusieurs destructions au cours du temps, dont la plus terrible, par Attila en 451.
La ville est restaurée en 496 sous le nom de Strateburgum par les Francs qui favorisent le développement de la ville, après la conversion de Clovis au Christianisme. En effet, Argentoratum est l’une des rares villes de la région à avoir un Evêque, véritable gouverneur de l’époque.

Les VIIIe et IXe siècles sont prospères, la ville voit sa population doubler, une nouvelle cathédrale est construite et le commerce se développe, toujours sous la tutelle de l’évêque qui a les pleins pouvoirs. En 842, la ville accueille Charles le Chauve et Louis le Germanique qui s’allient contre leur frère Lothaire pour le partage de l’Empire légué par Charlemagne et prononcent le Serment de Strasbourg, rédigé en langue romane (ancêtre du français) et en langue tudesque (ancêtre de l’allemand). Ce document est le plus ancien document en langues romane et tudesque. A l’issue de ce conflit en 843, le traité de Verdun attribue Strasbourg à Lothaire mais à sa mort, la ville revient à la Germanie.

En 962, Otton le Grand fonde le Saint Empire Romain Germanique et s’appuie sur l’Eglise en lui octroyant des pouvoirs temporels forts. Strasbourg obtient alors le droit de justice et celui de battre monnaie.

La ville continue à prospérer et à s’étendre. Une nouvelle enceinte est construite au XIIe siècle et sera agrandie un siècle plus tard. Les bourgeois, écartés du pouvoir, souhaitent s’impliquer dans la vie politique et obtiennent en 1214 le droit de créer un conseil avant de prendre le pouvoir en 1262. S’ensuit une période trouble pendant laquelle les luttes de pouvoir sont source de nombreux conflits. Le point culminant de ces conflits est la lutte de deux familles rivales, les Zorn et les Mullenheim, véritable guerre civile provoquant une révolte des Strasbourgeois. Le pouvoir revient alors à la classe marchande.
Suite à cette longue période de troubles, une nouvelle organisation politique se crée au XVe siècle : le Conseil de la Ville s’appuie sur les conseils des XIII, des XV et des XXI, un Ammeister (maire) est nommé par le Conseil tandis que quatre Stettmeister nommés par les nobles complètent l’administration. La ville compte alors plus de 16 000 habitants, frappe monnaie et obtient le statut de Ville libre d’Empire, ce qui en fait une véritable principauté.

La ville connaît aussi une grande effervescence intellectuelle. Gutenberg y invente l’imprimerie et la ville devient un important centre de l’imprimerie et la diffuse à travers l’Europe. Strasbourg est un centre important de l’humanisme qui voit passer les grands noms de cette époque tels que Sébastien Brant, Jean Geiler de Kaysersberg et Jacques Wimpheling. La ville adopte en 1524 la Réforme et attribue les églises aux Protestants. Strasbourg accueille les dissidents religieux et propage leurs idées grâce à l’imprimerie. La ville est alors à son apogée…

Mais le déclin arrive avec les guerres. L’Empereur Charles Quint, catholique, mène la guerre contre les princes protestants et leurs alliés (Strasbourg). La ligue protestante est vaincue, Strasbourg restitue la Cathédrale et deux églises aux Catholiques. La ville connaît aussi des difficultés financières.

Strasbourg au XVIIème siècle


La Guerre de Trente Ans éclate en 1618, guerre de religion européenne opposant les Protestants et les Catholiques. L’Alsace fut ravagée, mais Strasbourg resta neutre dans ce conflit. A l’issue de la guerre en 1648, par le Traité de Westphalie, l’Alsace revient à la France, mais Strasbourg reste Ville libre Impériale. La ville est isolée, affaiblie, n’a rien à attendre de l’Empire vaincu, et lorsqu’elle est assiégée par les troupes de Louis XIV, en septembre 1681, Strasbourg capitule et devient française. Elle conserve néanmoins la plupart de ses avantages.

Strasbourg devient hautement stratégique pour la France, véritable bastion sur le Rhin et accueille alors une importante garnison.

Cette annexion marque pour Strasbourg le début d’une nouvelle prospérité. La ville devient la capitale régionale, son université attire de grands noms tel que Goethe, la bourgeoisie s’enrichit et se construit de belles demeures.

La Révolution de 1789 est bien accueillie par la population et les nouvelles institutions sont rapidement adoptées. La ville connaît néanmoins le contrecoup de cette époque troublée, notamment pendant la Terreur qui sévit durant deux années. En 1792, le capitaine Rouget de L’Isle compose un chant pour l’armée du Rhin, qui deviendra la Marseillaise. Strasbourg sort fortement affaiblie de cette période de troubles. L’époque napoléonienne est, quant à elle, un retour à la prospérité et au faste qui dure jusqu’à la guerre de 1870. L’Allemagne annexe alors l’Alsace et une partie de la Lorraine. Lors du siège, la ville subit de graves destructions.

L’Allemagne veut dorénavant faire de Strasbourg un symbole de sa puissance. La ville est élevée au rang de capitale du Reichsland d’Alsace et de Lorraine. De nombreuses constructions sont édifiées dans le quartier allemand : la bibliothèque et le Palais Universitaire, la gare, la poste, le Parlement… La ville se transforme en grande ville industrielle, sa population double et sa vie intellectuelle renaît. Après la guerre de 14-18, pendant laquelle Strasbourg est relativement épargnée, l’Alsace revient à la France qui cherche à «franciser» la région à marche forcée, en oubliant la mixité de la culture alsacienne et les nombreux progrès sociaux acquis pendant la période 1870-1914.

Mais la Seconde Guerre Mondiale arrive, l’Alsace est à nouveau annexée par l’Allemagne et une politique de «germanisation» est lancée, très dure : interdiction du français, changement du nom des rues et des noms de famille à consonance française. Le 23 novembre 1944, Strasbourg est libérée par les troupes de Leclerc et l’Alsace revient à nouveau à la France. Strasbourg retrouve sa prospérité et l’Alsace est aujourd’hui l’une des régions les plus dynamiques de France. La ville est choisie pour être le siège du Conseil de l’Europe et du Parlement Européen